avr
29
2012
Le sel
De mes larmes amères
Un jour
N’abreuvera plus
Ta gorge insatiable
Elles ne seront plus
A l’orage mêlées
Et seule l’eau de la pluie
Etanchera ta soif
J’aurais cessé alors
De crier
J’aurais alors cessé
De nourrir ton égo
La plaie refermée
Enfermé le secret
Larmes insipides
Larmes intrépides
Je laisserais la mer
Du sel
Se charger
Et moi je ravalerais
Mes larmes inutiles
Mouchoirs esseulés
Lèvres humides
Sourire mutin
Ce serait le matin.
29 avril 212
avr
04
2012
Moi vivante
Aucun Poucet ne s’égarera
Aucun bateau ne sombrera
Aucune fillette ne connaîtra l’effroi
Aucun corps de manquera de caresses
Aucune mère ne perdra son enfant
Moi vivante
Aucun soleil ne se lèvera sans toi.
Bar le Duc, le 4 avril 2012
avr
04
2012
Alors je serai seule
Et mon corps nu
S’offrira à l’unique miroir
Le sang glacé claquera mes artères
Et le vent déchainera l’envie
Alors je serai seule
Femme en offrande
Cœur qui se meurt
De tes mains angevines
Tu caresseras l’azur
Et d’un souffle nouveau
Je reverrai le jour.
Le 4 avril 2012
jan
24
2012
“Par-delà les paroles, un regard, un sourire suffit pour que chacun s’ouvre au mystère de l’autre, au mystère tout autre.”
François Cheng
jan
21
2012
Je me réveille toujours dans ta voix ta main ton odeur
Je dis toujours ton nom ton nom en moi comme si tu etais
JACQUES ROUBAUD
nov
26
2011
Tout s’éteint et moi je veille
Petite lueur vacillante dans ta nuit
Je te guide dans la brume
Sur mes pas, tu chemines
Dans mon ombre, tu sèmes la vie
Tout s’éteint et je suis l’étincelle
Je suis la lumière, la foi, la tendresse
Je suis la chaleur
Je suis le rythme qui t’essouffle
Je suis le sommeil qui t’apaise
Je suis ta Paix
Je suis a contrario ton envie
Tout s’éteint et moi, je t’étreins.
Bar le Duc, le Vendredi 25 novembre 2011
oct
30
2011
Je cherche l’étoile la plus douce
Je cherche l’étoile aux longs bras
Pour me lover
Pour m’embrasser
Ma quête pourrait s’éterniser en farandole
En firmament
Je suis filante
Je suis fille du ciel
Je cherche l’étoile la plus tendre
Pour me consoler
De mon envie jolie
Je cherche l’étoile la plus brillante
Pour éclairer ma nuit
Je cherche ma piste aux étoiles
Pour faire le cirque
Pour la parade des artistes
Je cherche l’étoile la plus aimante
Pour accrocher mon cœur aimant.
oct
19
2011
Je ne sais compter les heures
A t’attendre
A t’entendre
Je ne peux cueillir les fleurs
Pour moi seule
Pour moi seule
Fleurs blanches de ton indécision
Je ne sais oublier tes silences
Tu ne peux oublier la différence
Refuser l’insolence
Grand écart de la vie
Je ne peux jeter les mots
De mon envie
Je ne peux te couvrir de sanglots
Seule, je ne peux
A quoi sert ton cœur
S’il se lamente et tremble
A quoi sert une passion
Si l’envie n’est qu’un défi
Un jour bientôt
Je sais que tu compteras
Les pas entre nous
Les enjambés, les ponts
Je sais
Et je ne veux pas.
oct
08
2011
Petit matin froid
Les degrés ont chuté
Le chevreuil m’a regardé passer
L’œil vif
Il sait, lui, que le jour sera beau
Il sait, lui, que je regarde trop l’horizon
Je n’ai pas vu la salamandre
Je n’ai pas vu le ver luisant
Le nez au vent je regarde trop loin
L’étoile polaire j’y crois
A trop la chercher
Je l’ai perdue
Il faut que je mette le cap
Il faut mettre la grand’voile
Les petits matins sont déjà froids
Et ma pelisse ne sera pas assez chaude
Il faut que je me laisse guider
Il faut que je ris un peu de chaque jour.
A regarder trop loin
Je ne vois rien
A regarder trop loin
Je ris jaune.
Le chevreuil m’a regarder passer